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- La valeur est un résultat : elle n'est ni un principe, ni une vérité. Elle ne
procède que des interactions économiques, politiques, et sociales de ceux qui utilisent,
achètent ou construisent les biens immobiliers.
- La valeur est la mesure actuelle des bénéfices futurs que le meilleur usage de
l'immeuble peut raisonnablement produire. Elle n'est jamais le résultat de l'histoire,
mais un projet pour l'avenir.
- La valeur est une comparaison entre un objet donné et tous ceux qui pourraient offrir
la même utilité. Elle suppose donc un marché où l'information circule.
- La valeur est variable, suivant que les hypothèses initiales qui l'ont justifiée se
vérifient ou non dans la durée. En période d'instabilité économique ou politique elle
n'a qu'une très courte période de validité.
- La valeur est un pari sur le futur tel que l'on pourrait raisonnablement l'extrapoler du
présent.
- La valeur répond à l'action de celui qui l'adopte. Elle évolue positivement ou
négativement suivant qu'on la gère avec compétence et sérieux ou qu'on la néglige.
- La valeur est périssable car elle ne survit pas à l'échec du projet qui l'a fondée.
- La valeur est toujours relative car elle sanctionne les actes ou la passivité des gens
qu'elle concerne.
- La valeur n'est pas un but en soi mais le moyen d'actions qu'elle ne suffit pas, à elle
seule, à justifier.
- La valeur est obstinée, comme les faits. Elle est totalement incorruptible et
réapparaît toujours même là où l'on prétend l'éliminer par la loi ou par la force.
D'où la spéculation.
Ceci étant posé, les acteurs du marché ont besoin de connaître les
valeurs immobilières mais celles-ci ne figurent sur aucune cote officielle. Elles sont
"opaques", d'où de très grands risques de dérapage ou d'erreur.
En plus de consulter les vitrines du marché à travers la publication
des transactions ou les informations médiatisées, il est nécessaire de faire établir
les valeurs le plus souvent possible et en toutes circonstances. C'est le travail des
professionnels, ces gens qui sont "dans le marché" en permanence, et, si les
plus mauvais abusent de leurs connaissances, les meilleurs en font service à leurs
clients et au grand public.
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