Les Clés de votre immobilier
journal Les impôts de l'immobilier
 

Impôts généraux et impôts locaux : principes

Les impôts directs locaux sont constitués d'un ensemble de quatre taxes principales (la taxe d'habitation, la taxe professionnelle, la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties) et de taxes annexes ou assimilées. Ces impôts sont perçus au profit des collectivités locales (municipalité, département, région...) et de divers établissements publics et organismes de services (enlèvement des ordures ménagères par exemple). Depuis quelques années, des structures intercommunales (groupement de communes, districts, syndicats communaux) s'ajoutent à la facture.

Les communes et les groupements de communes à fiscalité propre, les départements, les régions fixent directement leurs taux d'imposition sous réserve des règles suivantes. Ils peuvent soit faire varier dans une même proportion les taux des quatre taxes appliqués l'année précédente, soit faire varier librement entre eux les taux des quatre taxes. Dans ce cas, le taux de la taxe professionnelle ne peut, par rapport à l'année précédente, être augmenté dans une proportion supérieure à l'augmentation du taux de la taxe d'habitation ou, si elle est moins élevée, à celle du taux moyen de la taxe d'habitation et des taxes foncières.

La fiscalité à l'achat

Les frais d'acquisition. Pour les logements anciens, il faut acquitter des taxes locales qui ont récemment été baissées. La taxe communale reste à 1,20 % du prix de vente et la taxe départementale reste variable selon les départements (3,6 %). Rajoutez à cela des frais d'assiette représentant 2,5 % de la taxe. Avec le nouveau dispositif, le montant des droits de mutation donne un total d'environ 4,8 %.

Pour les logements neufs, le régime n'a pas été modifié et ils restent soumis à la TVA de 20,6 %. Il faut simplement régler la taxe de publicité foncière au taux de 0,615 % sur le prix hors taxes, majorée du prélèvement pour frais d'assiette et de recouvrement de 2,5 %. On entend par logement neuf, des biens achetés pour la première fois moins de cinq ans après l'achèvement des travaux ou provenant d'un immeuble ayant subi une totale réhabilitation.

Les acquisitions de terrains à bâtir réalisées par des particuliers étaient jusqu'à présent soumises à la TVA au taux de 20,6 %, inclue dans le prix de vente. Elles sont désormais exonérées de TVA, mais imposées aux nouveaux droits d'enregistrement au taux de 4,80 % augmenté du prélèvement pour frais d'assiette.

Droit de bail et taxe additionnelle

Pour l'imposition des revenus perçus depuis le 1er janvier 1998, il est institué, en remplacement du droit de bail, une nouvelle contribution sur les revenus issus de la location ou de la sous-location de biens immobiliers ainsi que de fonds de commerce, de clientèle, de droits de pêche ou de droits de chasse. De même, il est créé une contribution additionnelle à cette nouvelle contribution qui se substitue à la taxe additionnelle au droit de bail. Le champ d'application est calculé au taux de 2,50 % sur le montant du loyer, augmenté des charges imposées au locataire. Les locations dont le loyer annuel n'excède pas 12 000 F en sont dispensées. La contribution additionnelle au taux de 2,50 % est due sur les loyers des locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins. Les locations qui donnent lieu au paiement de la TVA sont exonérées de ces contributions. Les loyers peuvent être soumis à la TVA, sur option du propriétaire, lorsque le local est loué nu à usage professionnel.

La taxe sur les logements vacants. A compter de 1999 une taxe calculée sur la valeur locative des logements que leurs propriétaires ont maintenu volontairement vacants depuis plus de deux ans a été instituée. Cette taxe est destinée à s'appliquer dans 680 communes appartenant à des agglomérations (Paris, Lyon, Montpellier, Toulouse, Cannes-Grasse-Antibes, Nice). Lorsqu'elle est due, le montant de la taxe est calculé sur la valeur locative foncière. Le taux de la taxe est fixé à 10 % la première année, à 12,5 % la deuxième année et 15 % les années suivantes. Cette taxe devra être acquittée le 15 janvier 2000 au plus tard. Seuls les propriétaires pouvant invoquer un " motif de vacance indépendant de leur volonté " échapperont à cette imposition. Les motifs recensés sont peu nombreux, citons en vrac la mise en vente (à des prix conformes à ceux du marché localement), l'impossibilité de louer (travaux à faire, insalubrité), les logements qui sont voués dans un délai proche à disparaître ou qui feront l'objet de travaux dans le cadre d'opérations d'urbanisme, de réhabilitation ou de démolition... C'est à chaque propriétaire de démontrer sa bonne foi auprès de l'administration fiscale. A noter toutefois qu'une prime à l'amélioration de l'habitat peut être octroyée en sus des aides fournies par l'ANAH.

On peut louer une pièce de son habitation sans avoir à acquitter d'impôt : il doit s'agir impérativement d'une pièce de la résidence principale ne disposant pas d'un équipement sanitaire autonome, ni d'un accès individuel aux parties communes de l'immeuble. L'Administration considère qu'un étudiant qui habite ainsi une chambre durant l'année universitaire satisfait à cette condition, alors même qu'il aurait conservé son domicile chez ses parents. Enfin, le prix de la location doit rester dans des limites " raisonnables ", si le montant de la location n'excède pas 5 000 F au titre des recettes brutes annuelles. On ajoutera que la location d'une chambre de bonne, constituant une dépendance de l'habitation principale, à des personnes aux revenus modestes, peut donner lieu à l'exonération d'impôt sur les loyers encaissés.

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